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Témoignage devant le DEDC le 14 juin 2022

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Messages clés : Décret sur les mesures économiques d'urgence

Statistiques

Rôle pendant le Décret sur les mesures économiques d’urgence – 15 au 23 février

Efficacité/nécessité du Décret/Informations reçues ou communications de renseignements relatives au convoi

Nouvelle réglementation

Budget 2022

Le budget 2022 propose plus de 28 millions de dollars en nouveau financement sur cinq ans et 3,7 millions de dollars pour les exercices suivants à CANAFE afin de mettre en œuvre la nouvelle réglementation qui ajoute les entreprises offrant des plateformes de sociofinancement et certains fournisseurs de services de paiement comme entités réglementées en vertu de la Loi.

Questions et réponses : Décret sur les mesures économiques d’urgence

Messages clés

Questions et réponses

1. Quel est le mandat de CANAFE?

À titre d’unité du renseignement financier du Canada, le mandat de CANAFE consiste à faciliter la détection, la prévention et la dissuasion en matière du blanchiment d’argent et du financement des activités terroristes tout en assurant la protection des renseignements personnels qu’il détient.

Le double mandat de CANAFE est d’assurer la conformité des entreprises assujetties à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes et aux règlements connexes, et de produire des renseignements financiers exploitables pour les services de police, les organismes d’application de la loi et de sécurité nationale afin de contribuer à leurs enquêtes sur les infractions de blanchiment d’argent et de financement des activités terroristes ou sur les menaces à la sécurité du Canada.

Mandat de conformité et inscription

2. Quels secteurs d’entreprises sont habituellement assujettis à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes?

Il y a actuellement environ 24 000 entreprises appartenant à 10 secteurs d’entreprises qui ont des obligations à respecter en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, notamment des comptables, mandataires de Sa Majesté, notaires de Colombie‑Britannique, casinos, négociants en métaux précieux et pierres précieuses, entités financières, sociétés et représentants d’assurance-vie, entreprises de services monétaires, secteur de l’immobilier et courtiers en valeurs mobilières.

3. En quoi la situation a-t-elle changé en vertu du Décret sur les mesures économiques d’urgence?

Le Décret sur les mesures économiques d’urgence couvrait un certain nombre d’entreprises actuellement assujetties à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, y compris des entités financières et des entreprises de services monétaires. La liste complète de ces entreprises est indiquée dans le Décret sur les mesures économiques d’urgence.

Le Décret exigeait temporairement que les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement avaient en leur possession un bien appartenant à une personne ou une entité qui participait à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence ou détenu ou contrôlé par elle ou pour son compte, s’inscrivent auprès de CANAFE et respectent deux obligations en matière de déclaration : déclarer les opérations douteuses ou celles évaluées à plus de 10 000 $.

4. Quelles étaient les exigences pour ces entreprises en vertu du Décret? Quels fardeaux ou coûts supplémentaires étaient imposés à ces entreprises?

Premièrement, les entreprises devaient déterminer si elles avaient en leur possession un bien appartenant à une personne ou une entité qui participait, directement ou indirectement, aux barrages comme le prévoit le Règlement sur les mesures d’urgence ou détenu ou contrôlé par une telle personne ou entité ou pour son compte.

Les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement visés devaient s’inscrire auprès de CANAFE. Il s’agit déjà d’une exigence et d’une pratique pour les entreprises de services monétaires. Le processus d’inscription était le même.

Les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement devaient aussi déclarer les opérations douteuses, les opérations importantes en espèces, les télévirements internationaux et les opérations importantes en monnaie virtuelle lorsque les seuils applicables établis dans la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes et ses règlements étaient atteints. De nombreuses entreprises appartenant au secteur des services financiers sont déjà assujetties à ces exigences.

Afin de respecter leurs obligations, comme toutes les entreprises assujetties à la Loi, les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement concernés devaient établir un programme de conformité, vérifier l’identité de leurs clients, conserver des documents et déclarer certains types d’opérations financières à CANAFE.

5. Quelles entreprises devaient s’inscrire auprès de CANAFE en vertu du Décret?

Les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement devaient s’inscrire auprès de CANAFE s’ils avaient en leur possession un bien appartenant à une personne ou une entité qui participait à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence ou détenu ou contrôlé par elle ou pour son compte.

Les entreprises de services monétaires, qui étaient déjà inscrites auprès de CANAFE et qui répondaient aux critères susmentionnés, devaient aussi mettre à jour leur inscription si elles exploitaient une plateforme de sociofinancement ou exécutaient une fonction d’un fournisseur de services de paiement.

6. Est-ce que cela signifie que ce ne sont pas toutes les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement qui devaient s’inscrire auprès de CANAFE?

Ce Décret temporaire exigeait que les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement s’inscrivent auprès de CANAFE s’ils avaient en leur possession un bien appartenant à une personne ou une entité qui participait, directement ou non, à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence ou détenu ou contrôlé par elle ou pour son compte.

7. Pourquoi les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement étaient-ils ciblés par ce Décret?

En annonçant le recours à la Loi sur les mesures d’urgence, la vice-première ministre et ministre des Finances a montré du doigt les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement qui étaient utilisés pour soutenir des activités et des barrages illégaux.

Le Décret sur les mesures économiques d’urgence ciblait un certain nombre d’entités de services financiers diversifiées, qui se sont vu imposer certaines obligations. Beaucoup de ces entités, comme des banques et des caisses populaires, sont déjà assujetties à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes et doivent déclarer les mêmes opérations à CANAFE.

Le Décret augmentait temporairement le nombre d’entités déclarantes visées par la Loi, définissant plus étroitement les entreprises visées, et limitait la portée de leurs obligations en matière de déclaration.

8. À partir de quand ces entreprises devaient-elles s’inscrire auprès de CANAFE et commencer à déclarer les opérations douteuses ou les opérations importantes en espèces?

Le Décret est entré en vigueur le 15 février 2022. Il a été révoqué le 23 février 2022.

9. Combien de plateformes de sociofinancement et de fournisseurs de services de paiement se sont inscrits auprès de CANAFE?

En vertu du Décret sur les mesures économiques d’urgence, les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement devaient s’inscrire auprès de CANAFE lorsqu’ils avaient en leur possession un bien appartenant à une personne ou une entité qui participait à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence ou détenu ou contrôlé par elle ou pour son compte.

Comme le Décret n’a été en vigueur que pendant 8 jours, aucune inscription n’a été achevée pendant cette période. Ce sont 21 plateformes de sociofinancement et fournisseurs de services de paiement qui se sont préalablement inscrits auprès de CANAFE en vue du Décret.

10. Quelles nouvelles entités se sont inscrites auprès de CANAFE à la suite du Décret sur les mesures économiques d’urgence?

En date du 23 février, 21 plateformes de sociofinancement et fournisseurs de services de paiement avaient effectué une inscription préalable auprès de CANAFE. Ce processus a été interrompu par la révocation du Décret sur les mesures économiques d’urgence.

Étant donné que le Décret a été révoqué et que les inscriptions ont été interrompues, le Centre ne peut pas communiquer le nom des entités qui avaient communiqué avec CANAFE en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes.

11. Il y a plus de 21 plateformes de sociofinancement et fournisseurs de services de paiement en activité au Canada. Est-ce que des plateformes de sociofinancement et des fournisseurs de services de paiement ne se sont pas conformés à l’obligation de s’inscrire auprès de CANAFE?

Le Décret exigeait seulement que les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement s’inscrivent auprès de CANAFE avaient en leur possession un bien appartenant à une personne désignée, c’est-à-dire une personne ou une entité qui participait à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence.

12. Quelle était la procédure d’inscription à titre de plateforme de sociofinancement ou de fournisseur de services de paiement?

Les entreprises pouvaient s’inscrire ou mettre leur inscription à jour auprès de CANAFE en se rendant sur le site Web du Centre et en suivant les étapes indiquées pour l’inscription. Cette procédure était la même avant le Décret pour les entreprises de services monétaires.

13. Qu’arrivera-t-il maintenant aux entités qui se sont inscrites auprès de CANAFE?

Le processus d’inscription a été interrompu par la révocation du Décret sur les mesures économiques d’urgence.

Une nouvelle réglementation a été publiée dans la Gazette du Canada le 27 avril, ajoutant les entreprises offrant des plateformes de sociofinancement et certains fournisseurs de services de paiement comme entités réglementées en vertu de la Loi. CANAFE entreprend actuellement des travaux pour inscrire les nouvelles entités et s’assurer que les entités déclarantes existantes sont au courant des nouvelles obligations. Le Centre sera raisonnable dans son approche d’évaluation et d’application de la loi.

14. Comment les entreprises étaient-elles en mesure de déterminer les opérations financières nécessitant un examen plus minutieux et la prise de mesures en vertu du Décret?

Les entreprises visées par la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes doivent avoir en place des mesures leur permettant d’établir s’il y a des motifs raisonnables de soupçonner que des opérations financières sont liées à la perpétration d’une infraction de recyclage des produits de la criminalité ou d’une infraction de financement des activités terroristes.

Parmi ces mesures figurent l’exécution d’un contrôle et l’identification des opérations qui semblent douteuses selon des indicateurs de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme pertinents par rapport aux faits et au contexte entourant l’activité interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence.

Ces mesures comprennent aussi l’évaluation des faits et du contexte entourant l’opération douteuse, par exemple, la question à savoir si les opérations sont liées à une personne ou une entité qui participait, directement ou indirectement, à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence, pour déterminer si une déclaration d’opérations douteuses doit être soumise à CANAFE. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la façon d’évaluer les faits et le contexte dans la directive de CANAFE intitulée « Qu’est-ce qu’une déclaration d’opérations douteuses? ».

15. D’autres régimes de lutte contre le BA/FAT réglementent-ils ces entreprises ailleurs dans le monde?

À l’échelle internationale, actuellement, aucun régime de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement des activités terroristes (BA/FAT) ne comporte d’exigence officielle et harmonisée assujettissant précisément les plateformes de sociofinancement à un certain contrôle. De façon plus générale, des normes internationales exigent que les institutions financières assument un devoir de vigilance à l’égard de tous les clients, y compris les plateformes de sociofinancement.

16. Qu’arrivait-il si les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement étaient situés à l’étranger?

Les entreprises situées à l’étranger ont l’obligation de s’inscrire auprès de CANAFE depuis juin 2020 si elles participent à la prestation d’au moins un des services offerts par des entreprises de services monétaires (ESM).

Si une plateforme de sociofinancement ou un fournisseur de services de paiement en activité à l’étranger avait en sa possession ou sous son contrôle des biens qui appartenaient, étaient détenus ou étaient contrôlés par, ou pour le compte, d’une personne ou d’une entité qui participait, directement ou indirectement, à une activité qui était interdite aux termes du Règlement sur les mesures d’urgence, l’entité était assujettie aux mêmes obligations que les entités situées à l’étranger.

17. Comment comptiez-vous faire appliquer ce Décret?

Après l’annonce de la Loi sur les mesures d’urgence, CANAFE a mis à jour son site Web et ses directives concernant l’inscription pour permettre aux plateformes de sociofinancement et aux fournisseurs de services de paiement de commencer le processus d’inscription auprès de CANAFE et de déclarer les opérations douteuses ou visées au Centre. Ce processus a été interrompu par la révocation du Décret sur les mesures économiques d’urgence.

Les entreprises concernées par la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes sont assujetties aux activités de conformité décrites dans le Cadre de conformité de CANAFE, notamment des examens de la conformité. Le non-respect de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes pourrait entraîner des sanctions civiles ou pénales.

18. Des mesures d’application ont-elles été prises à la suite du Décret, que ce soit pendant ou après les faits?

À titre d’unité du renseignement financier, CANAFE n’est pas responsable de prendre des mesures d’application. Nous fournissons des renseignements aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale, dans le respect des seuils établis en vertu de la Loi. Les questions concernant l’application devraient être posées à la GRC et au SCRS.

19. CANAFE a-t-il la capacité d’inscrire toutes ces entreprises et d’examiner toutes les nouvelles déclarations d’opérations douteuses prévues?

CANAFE a redistribué ses capacités à court terme pour répondre à ces exigences.

Mandat en matière de renseignement

20. Qu’implique exactement le rôle de CANAFE?

En tant qu’organisme de réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement des activités terroristes du Canada, CANAFE doit veiller au respect des obligations de milliers d’entreprises visées par la Loi, parmi lesquelles figurent les entités financières, les casinos, les entreprises de services monétaires, le secteur de l’immobilier et plusieurs autres.

Dans le cadre de leurs obligations, les entreprises assujetties à la Loi doivent établir un programme de conformité, vérifier l’identité de leurs clients, conserver des documents et déclarer certains types d’opérations financières à CANAFE, notamment : les télévirements internationaux totalisant 10 000 $ ou plus effectués au cours d’une période de 24 heures; les opérations importantes en espèces totalisant 10 000 $ ou plus au cours d’une période de 24 heures; les opérations importantes en monnaie virtuelle totalisant 10 000 $ ou plus effectuées au cours d’une période de 24 heures; et les opérations douteuses, auxquelles n’est associé aucun seuil monétaire de déclaration.

Les déclarations que CANAFE reçoit des entreprises canadiennes sont analysées et évaluées. Puis, lorsque le Centre a des motifs raisonnables de soupçonner que des renseignements financiers seraient utiles à une enquête ou à une poursuite concernant une infraction de blanchiment d’argent ou de financement des activités terroristes, ou se rapporteraient à des menaces envers la sécurité du Canada, CANAFE transmet une communication de renseignements financiers aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

L’an dernier, CANAFE a fourni plus de 2 000 communications de renseignements financiers exploitables à l’appui d’enquêtes liées au blanchiment d’argent, au financement d’activités terroristes et à des menaces à la sécurité du Canada. Depuis le début de ses activités en 2001, le Centre a transmis plus de 22 000 communications de renseignements financiers aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

En 2020-2021, les renseignements financiers de CANAFE ont contribué à 376 enquêtes majeures, qui ont exigé beaucoup de ressources, et à plusieurs centaines d’autres enquêtes individuelles à l’échelle municipale, provinciale et fédérale dans tout le pays.

21. Quelles étaient les activités interdites indiquées dans le Règlement sur les mesures d’urgence?

Les activités interdites établies dans le Règlement sur les mesures d’urgence étaient les suivantes :

  1. La participation à une assemblée publique dont il est raisonnable de penser qu’elle aurait pour effet de troubler la paix par l’un des moyens suivants :
    • en entravant gravement le commerce ou la circulation des personnes et des biens;
    • en entravant le fonctionnement d’infrastructures essentielles; ou en favorisant l’usage de la violence grave ou de menaces de violence contre des personnes ou des biens.
    Il était aussi interdit de faire participer une personne âgée de moins de dix-huit ans à une telle assemblée publique.
  2. L’entrée au Canada par un étranger avec l’intention de participer à une assemblée publique ou de faciliter une telle assemblée, sauf en cas d’exemption.
  3. Les déplacements à destination ou à l’intérieur d’une zone où se tient une assemblée publique.
    Il était aussi interdit de faire déplacer une personne âgée de moins de 18 ans, à destination ou à moins de 500 m de la zone où se tenait une assemblée publique, sauf en cas d’exemption (p. ex. circulation d’employés ou de mandataires du gouvernement du Canada ou d’une province agissant dans l’exercice de ses fonctions).
  4. L’utilisation d’un bien pour faciliter une assemblée publique.
    Il était interdit d’utiliser, de réunir, de rendre disponibles ou de fournir des biens, ou d’inviter une autre personne à le faire, pour participer à toute assemblée publique ou faciliter une telle assemblée ou pour en faire bénéficier une personne participant à une telle assemblée ou la facilitant.
22. Pourquoi les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement faisaient-ils l’objet d’une réglementation en vertu du régime de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes? Est-ce que cela signifie que les sommes consacrées au soutien du convoi sont considérées comme une forme de recyclage des produits de la criminalité ou de financement des activités terroristes?

Les plateformes de sociofinancement et les fournisseurs de services de paiement devaient transmettre des déclarations d’opérations douteuses à CANAFE lorsqu’ils avaient des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opération financière, effectuée ou tentée, était liée à la perpétration, ou à une tentative de perpétration, d’une infraction de blanchiment d’argent ou de financement d’activités terroristes.

Lorsque CANAFE, à la lumière de son analyse et de son évaluation, a des motifs raisonnables de soupçonner que des renseignements financiers se rapporteraient à des menaces envers la sécurité du Canada, le Centre transmet une communication de renseignements financiers aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

23. Quel rôle CANAFE joue-t-il dans le suivi des fonds qui ont été gelés par les banques canadiennes?

CANAFE n’a pas le pouvoir de surveiller ou de suivre les opérations financières en temps réel, de geler ou de saisir des fonds, de demander à une entité de geler ou de saisir des fonds, ou d’annuler ou de retarder des opérations financières.

La Loi sur les mesures d’urgence et le Décret sur les mesures économiques d’urgence n’ont rien changé à cet égard.

Autrement dit, CANAFE est responsable de veiller à ce que les entreprises assujetties à la Loi respectent les exigences, notamment en ce qui a trait à la vérification de l’identité de leurs clients, à la conservation des documents et à la déclaration de certains types d’opérations financières.

L’application générale des obligations législatives et réglementaires représente un moyen important pour dissuader les criminels et les terroristes qui souhaitent mener leurs activités au sein de l’économie légitime du Canada.

L’observation de la législation permet aussi de s’assurer que CANAFE reçoit les renseignements dont il a besoin afin de produire des renseignements financiers exploitables par les services de police et les organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

Les déclarations que CANAFE reçoit des entreprises canadiennes sont analysées et évaluées. Puis, lorsque le Centre a des motifs raisonnables de soupçonner que des renseignements financiers seraient utiles à une enquête ou à une poursuite concernant une infraction de blanchiment d’argent ou de financement des activités terroristes, CANAFE transmet une communication de renseignements financiers aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

24. Combien de comptes financiers appartenant à des participants et des organisateurs des barrages illégaux ont été gelés par les fournisseurs de services financiers?

La GRC et les fournisseurs de services financiers seraient mieux placés pour répondre à cette question.

CANAFE n’a pas le pouvoir de surveiller ou de suivre les opérations financières en temps réel, de geler ou de saisir des fonds, de demander à une entité de geler ou de saisir des fonds, ou d’annuler ou de retarder des opérations financières.

25. Comment CANAFE devait-il utiliser les nouvelles déclarations reçues?

Les déclarations d’opérations douteuses, en particulier, sont essentielles pour que CANAFE puisse produire des renseignements financiers exploitables par les services de police, les organismes d’application de la loi et les organismes de sécurité nationale du Canada. Ces déclarations sont analysées et évaluées parallèlement aux autres rapports et renseignements que reçoit CANAFE.

Lorsque CANAFE, à la lumière de son analyse et de son évaluation, a des motifs raisonnables de soupçonner que des renseignements financiers seraient utiles à une enquête ou à une poursuite concernant une infraction de blanchiment d’argent ou de financement des activités terroristes, ou se rapporteraient à des menaces envers la sécurité du Canada, le Centre transmet une communication de renseignements financiers aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

26. Comment protégez-vous les droits en matière de protection des renseignements personnels des personnes qui souhaitent faire des dons à des causes légitimes?

Les exigences de CANAFE relativement à la protection des renseignements personnels en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes n’ont pas changé. La protection des renseignements personnels revêt la plus haute importance pour CANAFE et des principes clairs visant la protection de la vie privée sont énoncés dans la loi qui le régit, y compris des limites strictes quant aux renseignements pouvant être reçus et communiqués, des exigences claires quant à la tenue et à l’élimination des documents et une vérification biennale des pratiques de CANAFE en matière de protection des renseignements réalisée par le Commissariat à la protection de la vie privée. Ces principes sont renforcés par les politiques opérationnelles et les mesures de sécurité du Centre.

27. Avez-vous reçu des déclarations sur des opérations financières liées aux barrages illégaux ou toute autre déclaration?

À titre d’unité du renseignement financier, et en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, CANAFE ne peut parler des déclarations transmises par des entreprises.

28. Avez-vous observé une augmentation des déclarations d’opérations douteuses ou des déclarations sur d’autres opérations financières liées aux barrages illégaux?

À titre d’unité du renseignement financier, et en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, CANAFE ne peut parler des déclarations transmises par des entreprises.

29. CANAFE a-t-il communiqué des renseignements financiers aux services de police, aux organismes d’application de la loi et aux organismes de sécurité nationale du Canada relativement aux barrages illégaux?

À titre d’unité du renseignement financier, et en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, CANAFE ne peut parler des renseignements financiers qu’il a communiqués, ou non, aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

30. CANAFE a-t-il observé un financement important provenant de sources étrangères à l’appui des barrages illégaux?

CANAFE n’a pas le pouvoir de surveiller ou de suivre les opérations financières en temps réel, de geler ou de saisir des fonds, de demander à une entité de geler ou de saisir des fonds, ou d’annuler ou de retarder des opérations financières. La Loi sur les mesures d’urgence et le Décret sur les mesures économiques d’urgence n’ont rien changé à cet égard.

31. Des plateformes de cryptomonnaies ont-elles été utilisées pour financer les barrages illégaux?

En décembre 2020, à la suite de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions obligeant les entreprises qui se livrent au commerce de monnaie virtuelle à s’inscrire en tant qu’entreprises de services monétaires et de déclarer toute opération douteuse à CANAFE, le Centre a rédigé et publié la page Web suivante : Indicateurs de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme – Opérations en monnaie virtuelle.

En outre, depuis juin 2021, toutes les entreprises assujetties à la Loi qui reçoivent des sommes en monnaie virtuelle, y compris les entités financières, doivent déclarer à CANAFE toutes les opérations importantes en monnaie virtuelle qui totalisent 10 000 $ ou plus au cours d’une période de 24 heures.

32. Qu’allez-vous faire des renseignements reçus dans le cadre du Décret sur les mesures économiques d’urgence?

Toute information que CANAFE a reçue légalement dans le cadre du Décret sur les mesures économiques d’urgence sera assujettie à toutes les garanties et les mesures de protection qui s’appliquent aux renseignements que le Centre reçoit en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes.

Je souligne qu’en général, toutes les déclarations que CANAFE reçoit des entreprises sont analysées et évaluées. C’est uniquement lorsque le Centre a des motifs raisonnables de soupçonner que des renseignements financiers seraient utiles à une enquête ou à une poursuite concernant une infraction de blanchiment d’argent ou de financement des activités terroristes, ou se rapporteraient à des menaces envers la sécurité du Canada, que CANAFE transmet une communication de renseignements financiers aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

Les exigences de CANAFE relativement à la protection des renseignements personnels en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes n’ont pas changé en raison du Décret. La protection des renseignements personnels revêt la plus haute importance pour CANAFE et des principes clairs visant la protection de la vie privée sont énoncés dans la loi qui le régit, y compris des limites strictes quant aux renseignements pouvant être reçus et communiqués, des exigences claires quant à la tenue et à l’élimination des documents et une vérification biennale des pratiques de CANAFE en matière de protection des renseignements réalisée par le Commissariat à la protection de la vie privée. Ces principes sont renforcés par les politiques opérationnelles et les mesures de sécurité du Centre.

34. Le Décret sur les mesures économiques d’urgence a-t-il été utile dans le cadre de vos activités de renseignement?

À titre d’unité du renseignement financier et en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, CANAFE ne peut parler des déclarations transmises par des entreprises ou des renseignements financiers qu’il a communiqués, ou non, aux services de police et aux organismes d’application de la loi et de sécurité nationale du Canada.

Ce que je peux dire, c’est que le Décret sur les mesures économiques d’urgence a été utile pour nos activités liées aux renseignements financiers.

Texte du Décret sur les mesures économiques d’urgence

SOR-2022-22.pdf (justice.gc.ca)

Résumé du témoignage de CANAFE – 3 mai

[CAVIARDÉ]

Résumé des précédentes réunions

[CAVIARDÉ]

Témoignages des réunions du DEDC

Témoignages numéro 009 – 7 juin 2022 – Témoignages - DEDC (44-1) - no 9 - Parlement du Canada

Témoignages numéro 007 –10 mai 2022 – Témoignages - DEDC (44-1) - no 7 - Parlement du Canada

Témoignages numéro 006 – 3 mai 2022 – Témoignages - DEDC (44-1) - no 6 - Parlement du Canada

Témoignages numéro 005 –26 avril 2022 – Témoignages - DEDC (44-1) - no 5 - Parlement du Canada

Témoignages numéro 003 – 29 mars 2022 – Témoignages - DEDC (44-1) - no 3 - Parlement du Canada

Liens vers les vidéos des précédentes réunions du DEDC

26 avril, ministre de la Sécurité publique - ParlVu

3 mai, ministère des Finances et CANAFE - ParlVu

10 mai, GRC et SCRS - ParlVu

7 juin, SM de la Justice et de la Sécurité publique - ParlVu

Liste des membres du DEDC

Coprésidence

L’hon. Gwen Boniface (Sénat)

Rhéal Éloi Fortin – Bloc Québécois

Matthew Green – NDP

Vice-présidence

L’hon. Claude Carignan (Sénat)

Arif Virani – Libéral

Glen Motz – Conservateur

Membres

L’hon. Peter Harder (Sénat)

L’hon. Vernon Darryl White (Sénat)

Rachel Bendayan – Libéral

Larry Brock – Conservateur

Yasir Naqvi – Libéral

Date de modification :